Ao vivo

MACF et RDUE : les deux règles européennes qui décident qui exporte encore

Le mécanisme carbone aux frontières et le règlement européen contre la déforestation changent la logique de la conformité : données d'émission et traçabilité deviennent des documents d'expédition.

MACF et RDUE : les deux règles européennes qui décident qui exporte encore

Pendant des décennies, exporter vers l'Europe exigeait qualité, prix et documents douaniers. Désormais, cela exige aussi des données carbone et les coordonnées géographiques de la production. Deux réglementations l'expliquent : le mécanisme carbone aux frontières et le règlement contre la déforestation.

Le carbone devient un coût d'importation

Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières entre dans sa phase définitive en 2026. Les importateurs européens d'acier, d'aluminium, de ciment, d'engrais, d'hydrogène et d'électricité devront acheter des certificats correspondant aux émissions incorporées dans les produits. En pratique, l'exportateur brésilien incapable de prouver ses émissions réelles sera taxé sur des valeurs par défaut, généralement plus élevées.

Notre lecture : l'industrie brésilienne dispose d'un avantage compétitif peu exploité, une matrice électrique propre. Mais un avantage qui n'est ni mesuré ni certifié ne vaut rien à la frontière européenne.

Prouver que la marchandise ne vient pas de la déforestation

Le règlement contre la déforestation exige que soja, viande bovine, café, cacao, bois, caoutchouc, huile de palme et leurs dérivés soient traçables jusqu'à la zone de production, avec géolocalisation et preuve qu'aucune déforestation n'a eu lieu après 2020. Son application a été reportée, mais les acheteurs exigent déjà ces données dans les contrats.

Risque réel : une cargaison sans diligence raisonnable complète peut être retenue ou refusée à destination. Le coût d'un conteneur réfrigéré immobilisé à Rotterdam faute de données dépasse largement celui de la mise en place de la traçabilité.

Que faire maintenant

  1. Inventorier les émissions par produit, selon une méthodologie reconnue, et préparer les rapports au format exigé par l'importateur.
  2. Cartographier l'origine de chaque lot avec géolocalisation et documentation foncière.
  3. Insérer des clauses de conformité environnementale dans les contrats fournisseurs.
  4. Choisir des partenaires logistiques qui maîtrisent le flux documentaire européen et savent ce que les commissionnaires locaux vont demander.

La conformité environnementale a cessé d'être du marketing pour devenir de la douane. TMLOG intègre ces exigences à la planification de l'expédition afin que la marchandise arrive avec les bonnes données, au bon format.

Talita Melo
Talita MeloSpécialiste du commerce extérieur

Spécialiste du commerce extérieur et de la logistique internationale, avec une expérience dans l'importation, l'exportation, le dédouanement et le développement des affaires internationales chez TMLOG Global Trade & Logistics.

LinkedIn

Continue lendo

Conteúdos relacionados

Ver todos os artigos

Vamos conversar?

Sua próxima operação global
começa aqui

Fale com o nosso time e descubra como a TMLOG pode agregar valor ao seu negócio.

Solicite uma cotação